Et si tu arrêtais d’attendre le bon moment pour passer à l’action ?

Tu t’es déjà dit : « Je le ferai quand j’aurai plus de temps »« quand j’aurai plus d’argent »« quand je me sentirai prêt »ou simplement « quand ce sera le bon moment » ?

On a tous cette idée, ce projet ou cette envie que l’on repousse en attendant que les conditions soient enfin réunies pour passer à l’action. Sauf que le moment parfait existe rarement.

Et si, au lieu d’attendre que tout soit aligné, tu décidais simplement de commencer ?

Pourquoi attendons-nous toujours le bon moment pour passer à l’action ?

Il y a toujours une excellente raison d’attendre.

Ce n’est peut-être pas la bonne période financièrement. Tu manques de temps. Tu as déjà trop de choses à gérer. Les enfants ont besoin de toi. Ton travail te prend toute ton énergie. Tu veux d’abord régler un autre problème.

Alors, tu te dis que tu commenceras après.

Après les vacances. Après cette période compliquée. Quand tu auras économisé davantage. Quand tu auras retrouvé de l’énergie. Quand ta situation sera plus stable.

Le problème, c’est que le « bon moment » a tendance à se déplacer en même temps que nous.

Une contrainte disparaît et une autre arrive. On résout un problème et un nouveau prend sa place. Ce n’est pas du pessimisme, c’est simplement la vie.

Bien sûr, certaines choses nécessitent réellement d’attendre. On ne quitte pas un emploi sans réfléchir, on ne dépense pas de l’argent que l’on n’a pas et on ne prend pas une décision importante uniquement pour avoir l’impression d’avancer.

Mais il existe aussi toutes ces situations où, au fond de nous, nous savons déjà que nous pourrions commencer à passer à l’action.

Pas tout faire. Pas tout changer. Juste commencer.

Pourquoi est-il parfois si difficile de passer à l’action ?

Femme assise sur son lit qui hésite avant de passer à l’action

Parce qu’attendre est rassurant.

Tant que ton projet reste dans ta tête, tout est encore possible. Il peut être magnifique, fonctionner parfaitement et ressembler exactement à ce que tu imagines.

À partir du moment où tu commences, tu entres dans la réalité.

Et dans la réalité, tu peux te tromper. Découvrir que quelque chose ne fonctionne pas. Recevoir une critique. Changer d’avis. Échouer. Ou simplement réaliser que tu ne sais pas encore très bien ce que tu fais.

C’est beaucoup moins confortable.

La peur de l’échec et le perfectionnisme peuvent alors devenir de véritables freins pour passer à l’action. Et ce n’est pas toujours une simple question de motivation ou d’organisation.

Les recherches sur la procrastination montrent notamment que nous pouvons repousser une tâche pour éviter les émotions désagréables qu’elle provoque. Cette analyse de la procrastination proposée par l’American Psychological Association permet d’aller plus loin sur ce mécanisme.

Autrement dit, lorsque tu repousses quelque chose, ce n’est pas forcément l’action elle-même que tu évites. C’est ce qu’elle pourrait te faire ressentir.

La peur. Le doute. L’inconfort. Le regard des autres.

Et attendre le fameux « bon moment » devient alors une façon très élégante de ne pas avoir à les affronter tout de suite.

Tu n’as pas besoin d’être prêt pour passer à l’action

On imagine souvent les choses dans cet ordre : d’abord, je saurai exactement quoi faire. Ensuite, j’aurai confiance en moi. Puis, je me sentirai prêt. Et, enfin, je pourrai passer à l’action.

Dans la vraie vie, ça fonctionne souvent dans l’autre sens.

Tu commences. Tu tâtonnes. Tu apprends. Tu progresses. Et, petit à petit, tu prends confiance.

Pense à toutes les choses que tu sais faire aujourd’hui et qui te semblaient compliquées la première fois.

Tu n’as probablement pas attendu de te sentir parfaitement capable avant de les essayer. C’est justement parce que tu les as faites, parfois maladroitement, que tu as fini par les maîtriser.

Pourquoi devrait-il en être autrement pour tes projets ?

On donne énormément de pouvoir à cette sensation de « je suis prêt ». Comme si elle devait arriver un matin, accompagnée d’une confiance absolue et d’un plan parfaitement clair.

Mais, parfois, tu ne te sentiras prêt qu’après avoir commencé.

La confiance n’est pas toujours ce qui permet d’agir. Elle peut aussi être le résultat de l’action.

À force d’attendre, on finit parfois par renoncer

Reporter quelque chose d’une semaine n’a généralement aucune conséquence.

Le problème commence lorsque « la semaine prochaine » devient « le mois prochain », puis « cette année, ce n’est vraiment pas possible ».

Et, sans même prendre la décision d’abandonner, on abandonne.

Certaines envies restent alors pendant des années dans cette étrange catégorie des choses que l’on aimerait « faire un jour ».

Un jour, apprendre une langue.

Un jour, lancer ce projet.

Un jour, voyager seul.

Un jour, reprendre une activité que l’on aimait.

Un jour, changer de métier.

Un jour, commencer à prendre soin de soi.

Mais « un jour » n’est pas une date.

Et il faut parfois se demander ce que l’on attend réellement avant de passer à l’action.

Si ta vie te paraît complètement désorganisée ou que tu as l’impression de courir après tout en même temps, commencer par remettre un peu d’ordre dans ton quotidien peut être nécessaire avant d’ajouter un nouveau projet.

Mais si tu attends uniquement que tout soit parfaitement calme, parfaitement stable et parfaitement sous contrôle… tu risques d’attendre longtemps.

Attendre ou avoir peur : comment faire la différence ?

C’est probablement la question la plus importante de cet article.

Parce que passer à l’action ne signifie pas foncer tête baissée. Parfois, attendre est intelligent.

Tu as besoin d’économiser une certaine somme, d’obtenir une autorisation, de terminer une formation, de régler une situation familiale, de recueillir davantage d’informations…

Dans ce cas, tu n’es pas immobile : tu prépares la suite.

Mais parfois, nous transformons des conditions idéales en conditions obligatoires.

Pour faire la différence, pose-toi quelques questions :

Qu’est-ce qui doit réellement être réglé avant que je commence ?

Est-ce indispensable ou simplement plus rassurant ?

Qu’est-ce que je pourrais déjà faire avec ce que j’ai aujourd’hui ?

Quel est le véritable risque si je commence maintenant ?

Et surtout : si rien ne change dans ma situation au cours des six prochains mois, est-ce que je repousserai encore ?

Cette dernière question peut être inconfortable, mais elle permet de voir beaucoup plus clairement si tu as réellement besoin d’attendre ou si la peur t’empêche simplement de passer à l’action.

Comment passer à l’action sans tout bouleverser ?

Femme devant son ordinateur prête à passer à l’action

L’une des raisons pour lesquelles on bloque, c’est qu’on regarde directement la ligne d’arrivée.

Tu veux créer ton entreprise ? Dans ta tête, apparaissent immédiatement le site internet, les clients, l’administratif, l’argent, la communication, les compétences à acquérir et les dizaines de décisions à prendre.

Évidemment que ça paraît énorme.

Mais aujourd’hui, ton travail n’est peut-être pas de créer une entreprise. Il est simplement de faire la première chose.

Chercher un nom. Noter ton idée. Te renseigner sur un statut. Acheter un nom de domaine. Envoyer un message.

Même chose si tu veux reprendre le sport.

Ton objectif final est peut-être de courir plusieurs kilomètres, retrouver ta forme ou t’entraîner trois fois par semaine. Mais ton premier objectif peut simplement être de marcher vingt minutes demain.

Tu rêves d’un grand voyage ? Tu n’as pas besoin de réserver les billets aujourd’hui. Commence par regarder combien ce voyage coûterait réellement.

Tu veux changer complètement de vie professionnelle ? Tu n’es pas obligé de remettre ta démission lundi matin.

Passer à l’action peut commencer par quelque chose de minuscule.

Et c’est même souvent préférable. Une petite action transforme une idée abstraite en quelque chose de réel. Une fois cette première étape franchie, la suivante paraît généralement beaucoup moins impressionnante.

Changer de vie ne veut pas forcément dire tout plaquer

On associe le changement aux grandes décisions spectaculaires.

Quitter son travail. Partir vivre à l’étranger. Vendre sa maison. Recommencer ailleurs. Lancer son activité.

Mais la plupart des changements importants ne se produisent pas en une seule décision.

Ils se construisent par étapes.

Tu peux préparer un projet tout en conservant ton emploi. Tester une activité avant d’en faire ton métier. Économiser progressivement. Te former. Créer des contacts. Faire évoluer ton quotidien avant de changer complètement de décor.

C’est tout l’intérêt de construire sa liberté progressivement : avancer vers ce que tu veux sans forcément détruire tout ce que tu as construit avant.

Il existe énormément d’espace entre « je ne fais rien » et « je change toute ma vie demain matin ».

C’est précisément dans cet espace que tu peux passer à l’action.

Passer à l’action, c’est aussi accepter de ne pas tout maîtriser

Peut-être que tu vas faire une erreur. Probablement même.

Peut-être que ton idée va évoluer. Que tu vas devoir recommencer quelque chose. Que ce qui te semblait évident aujourd’hui ne le sera plus dans six mois.

Et alors ?

Commencer ne t’oblige pas à continuer dans la mauvaise direction.

Tu peux essayer, observer, apprendre, ajuster, et même décider d’arrêter.

Passer à l’action n’est pas signer un contrat avec la version actuelle de ton projet pour les vingt prochaines années.

C’est simplement lui donner une chance d’exister ailleurs que dans ta tête.

Parce qu’il y a une chose que l’attente ne pourra jamais t’apporter : l’expérience.

Tu peux lire cinquante articles, regarder cent vidéos, établir le plan le plus détaillé du monde et réfléchir encore pendant six mois.

À un moment, il faudra faire quelque chose que tu n’as encore jamais fait.

Et tu ne seras peut-être toujours pas prêt.

Fais-le quand même.

Femme déterminée qui avance après avoir décidé de passer à l’action

Tu n’as pas besoin d’avoir toutes les réponses ni de savoir exactement où cette première décision va te mener. Choisis simplement une chose que tu repousses depuis trop longtemps et demande-toi quelle petite action tu pourrais faire aujourd’hui.

Parce que le bon moment n’est peut-être pas celui où tout est enfin parfait. C’est peut-être simplement celui où tu décides de passer à l’action.

Et toi, quelle est cette chose que tu attends depuis trop longtemps pour commencer ? Raconte-moi en commentaire et, surtout, choisis aujourd’hui ton tout premier petit pas.

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